La fresque républicaine de la mairie vandalisée

Réalisée en décembre 2024 à l’occasion de la Journée de la Laïcité, la fresque installée sur le fronton de la mairie de Moëlan-sur-Mer a été vandalisée ce samedi 7 février.

Cette œuvre, conçue par le duo d’artistes Mojitofraise, avait été sélectionnée dans le cadre d’un appel à projets et réalisée en direct le 9 décembre 2024, sous les yeux des habitants. Portée par des couleurs vibrantes et des visages forts, la fresque célébrait explicitement les valeurs fondatrices de la République : Liberté, Égalité, Fraternité. Sa dégradation constitue aujourd’hui bien plus qu’un simple acte de vandalisme.


Une attaque contre les valeurs de la République et le bien commun

En s’en prenant à cette fresque, c’est un symbole républicain qui a été visé. Les valeurs qu’elle incarnait, la liberté de création, l’égalité, la fraternité et laïcité, sont au cœur du projet collectif que porte la commune. Cette dégradation vise également une institution publique et les actions qu’elle mène au service de l’intérêt général, dans un espace accessible à toutes et tous.

L’œuvre avait été volontairement réalisée sur une toile tendue, afin de respecter et préserver le caractère patrimonial de la façade de la mairie, illustrant la volonté de concilier création contemporaine, respect du patrimoine et accès à l’art dans l’espace public.


Une tentative d’effacement des femmes de l’espace public

La fresque mettait également en lumière des figures féminines, tant par les visages représentés que par le fait que l’œuvre elle-même ait été réalisée par des artistes femmes. Les dégradations constatées ciblent directement ces représentations, traduisant une tentative symbolique de faire disparaître les femmes de l’espace public, de l’expression artistique et du débat collectif.

La ville de Moëlan-sur-Mer condamne fermement cet acte, qui s’attaque à la fois à l’égalité, à la liberté d’expression et à la visibilité des femmes dans l’art et dans la société.


Une atteinte à l’art, symbole historique de liberté

L’art a toujours été un espace de liberté, de questionnement et d’émancipation. En s’attaquant à cette œuvre, c’est aussi ce rôle fondamental de l’art dans la société qui est remis en cause. La municipalité réaffirme son attachement à la création artistique comme outil de dialogue, de transmission des valeurs républicaines et de lien social.


Dépôt de plainte et enquête en cours

Face à ces faits, Madame la Maire a déposé plainte. Une enquête est actuellement en cours afin d’identifier les auteurs de cette dégradation.

La ville de Moëlan-sur-Mer reste pleinement mobilisée pour défendre les valeurs de la République, la liberté de création et le respect de l’espace public, et mettra tout en oeuvre pour préserver l’avenir de cette œuvre.

Revenir en haut de page