Le 12 juin, un abattage massif d’arbres a été constaté sur le chantier de construction situé rue de Pont ar Laer. 102 arbres de haute tige ont été tronçonnés alors que leur préservation était expressément imposée. La commune, qui n’est pas à l’origine de ces coupes, condamne fermement ces faits et a engagé une procédure à l’encontre du promoteur.
Vendredi 12 juin, alertés par les services techniques municipaux, les agents de la police municipale se sont rendus sur le chantier de la rue de Pont ar Laer, sur la parcelle bordant l’usine Trivium. Le constat dressé sur place est sans appel : 102 arbres de haute tige avaient été coupés au ras du sol, le long de la voie publique ainsi que sur les limites nord et ouest du terrain.
Or ces arbres étaient protégés. L’autorisation de construire délivrée au promoteur était assortie d’une prescription impérative de l’Architecte des Bâtiments de France, qui imposait la préservation de la haie d’arbres de haute tige plantée sur rue, ainsi que des haies nord et ouest. Le secteur fait par ailleurs l’objet de protections paysagères et patrimoniales particulières, en raison de la présence immédiate d’un menhir et d’une dalle mégalithique.
Cet abattage n’a été ni décidé, ni demandé, ni autorisé par la ville. Il relève de la seule responsabilité du promoteur, qui a fait procéder à ces coupes en méconnaissance des obligations attachées à son permis de construire. La municipalité se désolidarise sans ambiguïté de ces agissements. L’attachement des Moëlanais à leur patrimoine arboré et paysager est une réalité que la commune partage et entend défendre.
Dès le constat des faits, la police municipale a ordonné l’arrêt immédiat des travaux d’abattage, effectif en fin d’après-midi du 12 juin. Un procès-verbal d’infraction au code de l’urbanisme a été dressé et transmis à Madame la Procureure de la République.
Parallèlement, Madame la Maire engage une procédure pouvant conduire à un arrêté municipal d’interruption des travaux. Les faits constatés sont en effet susceptibles de constituer un délit réprimé par le code de l’urbanisme. La commune entend faire valoir l’ensemble de ses droits dans ce dossier.
La municipalité reste pleinement mobilisée et tiendra les Moëlanais informés des suites données à cette affaire.